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Un week-end suspendu entre ciel et forêt : chasse à la palombe en Sologne avec OCP

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Il est déjà tard lorsque nous arrivons à Brinon-sur-Sauldre.
La Sologne s’apprête à se coucher. On rigole, on se chambre… on a hâte. Au-dessus des forêts, les vols de palombes nous font déjà rêver.

Nous, c’est l’association des jeunes et nouveaux chasseurs de la Moselle. Nous avons organisé ce week-end pour venir découvrir cette chasse si particulière, en pleine migration, au pylône. On vient pour entrer dans un univers, pour découvrir une culture.

Très bien logés dans le gîte d’Élisabeth, à Brinon-sur-Sauldre, une maison chaleureuse où le feu crépite doucement, on remplit nos assiettes de spécialités locales et les discussions s’animent autour de la table. On parle de migration, de couloirs de passage, de ces journées où “ça descend”… et de celles où les palombes restent hors de portée. On se projette dans le lendemain.

Samedi

Le réveil sonne avant le jour. Dehors, l’air est frais, et les gestes encore un peu engourdis, tandis que le café brûlant vient doucement remettre tout en place. Accueillis par Yvan et son fils, on s’enfonce entre les arbres, où de sombres échafaudages se dressent dans la nuit : les pylônes de chasse.

On monte, on quitte le sol lentement pour s’installer tout en haut, au-dessus de la canopée, le regard portant à perte de vue.

Les premières palombes arrivent avec la lumière, formant des vols impressionnants qui traversent le ciel par milliers. Mais hautes. Très hautes. Intouchables…
Et puis… les premières qui descendent. Et puis… les premiers tirs.

Les heures passent dans une alternance d’attente et de tension, car ici, tout peut basculer en quelques secondes. Et quand l’occasion se présente enfin, il n’y a pas de place pour l’approximation. Le tir doit être juste, précis. Ce n’est jamais un coup de chance.

La journée s’écoule ainsi, entre émerveillement et intensité, jusqu’à ce que l’on redescende du pylône avec cette sensation d’avoir vécu quelque chose de rare. Une petite dizaine de palombes sont restées avec nous. Pas une grosse journée en termes de résultats… mais des images plein la tête.

Soir

Mais la Sologne n’en a pas fini avec nous. Yvan nous a conviés à une petite levée d’étang et là… les oiseaux jaillissent de partout, les vols s’enchaînent dans une ambiance électrique, on ne sait plus où donner du fusil ni de la tête. Une soixantaine de canards resteront avec nous dans cette ambiance de marais, de brume et de soleil couchant.

Un petit verre de l’amitié au domaine, pour refaire la journée dans une atmosphère détendue où les anecdotes fusent. Sur le chemin du retour, les phares éclairent plusieurs sangliers qui traversent tranquillement, comme pour nous rappeler que cette terre est aujourd’hui aussi un haut lieu du grand gibier.

Dimanche

Le lendemain matin, nous remontons au pylône, avec un air plus aguerri. La forêt semble s’éveiller sous nos yeux. En contrebas, les perdrix et les coqs chantent… comme pour nous narguer.

Les vols sont nombreux aujourd’hui aussi, mais toujours très hauts. La pluie vient un temps calmer l’activité, imposant une pause forcée, avant que le soleil ne revienne, ramenant avec lui quelques occasions.

Ce week-end de la Saint-Luc, réputé pour ses grandes migrations, nous aura offert un spectacle à couper le souffle et quelques belles occasions… Pas un gros tableau, mais de toute façon, ce n’était pas ce que l’on était venu chercher… et puis, si on doit être honnêtes, il faut reconnaître qu’avec un peu plus d’habileté, on en aurait ramené un peu plus 😉

 

Retour

On a repris la route avec des images plein la tête, des moments suspendus à plusieurs mètres du sol… et cette sensation d’avoir touché quelque chose d’essentiel.

Parce que la chasse à la palombe, ici en Sologne, n’est pas simplement une pratique. C’est une expérience. Une école de patience. Et un rappel que, parfois, le simple fait d’être là, perché au-dessus du monde, suffit à justifier le voyage.

 

Un superbe week-end avec les copains de l’AJC 57, parfaitement organisé par https://www.organisation-chasse-peche.com

On a hâte d’y retourner dès la saison prochaine ! Yvan et son fils nous y attendent déjà… et on en profitera, cette fois-ci, pour aller dire un petit bonjour aux faisans qui gambadaient sous les palombières.

Beber

© 2019 par Beber WILD. Créé avec Wix.com

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