
Test du N°2 PARTISAN: le couteau qui réinvente la polyvalence




Il y a des marques qui sortent du lot. Station 9 fait assurément partie de celles-là. Une maison française qui conçoit ses outils comme des reliques modernes – à mi-chemin entre les accessoires d’un agent du MI6 et ceux d’un vieux trappeur canadien.
Depuis ses débuts, Station 9 s’est fait une spécialité : réinventer les outils essentiels. Ceux qui ont fait leurs preuves, mais auxquels il manquait souvent ce petit twist de modernité, d’intelligence tactique, de sobriété fonctionnelle. Pas de gadgets. Pas de clips en plastique fluo. Ici, on parle de lignes brutes, d’acier pensé, d’ergonomie simple, et d’efficacité.
Un outil à la croisée des mondes
Avec le N°2 “Le Partisan”, Station 9 pousse encore plus loin son art. Ce couteau, c’est d’abord un choc visuel : un mélange de couteau de boucher et de lame de bushcraft. Une silhouette longiligne, tendue, pleine soie, avec un tranchant qui semble vouloir tout couper dès qu’on l’approche.
Mais attention, ne vous fiez pas à son aspect de grand couteau de cuisine : c’est un véritable outil d’extérieur, taillé pour les tâches dures autant que pour les finitions les plus précises. Je l’ai eu entre les mains plusieurs semaines. Je l’ai fait passer par toutes les épreuves que je réserve habituellement à mes couteaux de camp : batonnage, découpe, cuisine, dépeçage de gibier, nettoyage de volaille, fabrication de petits outils en bois…
Et le verdict est simple : malgré son gros gabarit, ce couteau est un monstre de polyvalence.
Bâtonner comme un barbare, dépecer comme un moine
La première chose qui frappe, c’est son équilibre. Le N°2 est assez massif pour fendre du bois sec sans broncher, et pourtant sa prise en main reste agréable. On le contrôle, on le sent. Mais c’est surtout sa pointe effilée qui fait la différence, en particulier pour la préparation du gibier. Le genre de travail délicat que bien peu de couteaux de camp permettent sans compromis.
Et c’est là que le N°2 révèle toute sa grandeur : sur le travail de la venaison. Je m’en suis servi pour préparer un sanglier – dépeçage, découpe, désossage – sans jamais devoir changer d’outil. Le N°2 offre la puissance d’un gros couteau de camp, mais avec une finesse de lame qui permet d’aller chercher proprement les petits détails : glisser entre deux articulations, couper sans arracher, suivre un muscle sans le déchirer.
Je l’ai aussi utilisé pour préparer des oiseaux, notamment lever les filets sur un canard – et là encore, sa précision fait mouche. C’est rare de pouvoir dire ça d’un couteau qui peut aussi fendre du bois. Le Partisan est un véritable outil de chasse, au sens noble du terme : celui qui t’accompagne du bivouac à la découpe, sans jamais faillir. Et je ne l’ai pas encore testé dans ce sens, mais je pense qu’il fera merveille lors du prochain sanglier à piquer !
En conclusion : un couteau pour ceux qui vivent dehors
Le N°2 “Le Partisan” de Station 9 n’est pas un couteau de plus. C’est un compagnon, un outil pensé pour durer, pour agir, pour tout faire — ou presque. Il conviendra aussi bien aux bushcrafteurs exigeants qu’aux chasseurs qui veulent un couteau fiable. Il a la robustesse, la précision, le look, et cette philosophie du “moins mais mieux” qui fait toute la différence. C’est brut, c’est beau, c’est fonctionnel. Et c’est français.
Bravo à Station 9, qui continue, dans l’ombre, à réinventer les outils essentiels. Des outils qu’on a envie de porter… et d’emporter !